39- MARCHE AUX PUCES
Lens le 7 aout 2007
MARCHE AUX PUCES :
Hier je suis revenu d'un week end chez Mamorue : ce fut l'horreur. Déjà le trajet en train sous une chaleur de plomb, non je n'ai pas miaulé parce que j'avais peur du bruit - avec les fenêtres ouvertes ça faisait un de ces boucans!- mais bien parce que j'ai été incommodé par l'odeur aigre de sueur qui provenait des aisselles d'une des voyageuses placée pour notre grand malheur à Caramel et à moi dans le sens du vent...heureusement cette dame est descendue avant nous, remplacée par une autre assise en face, qui malgré tous mes efforts ( miaulements désespérés, "mais regarde moi!!!!") pour qu'elle m'admire, s'est assoupie.... Humeur de dogue à l'arrivée du train.
Ensuite je suis accueilli par Mamorue et le chien chocolat qui sont toujours tristes de la perte de A. Ça m'a fait bizarre de ne plus le voir. Mais je n'ai pas eu le temps de m'appesantir car la Naine arrivait déjà poussant de grands cris "Bouddhi, mon pt'it Bouddhi!" . Bien sûr je n'y ai pas coupé j'ai encore eu le droit à "tu sens le thon quand tu ouvres la gueule (toujours agréable à entendre, même pour un chat) et la fraise sur tout le reste du corps..." Qui a dit que la vérité sort toujours de la gueule des Nains? Je voudrais bien lui en toucher deux miaous. La Naine a toujours été près de moi, à me chercher, bon c'est vrai j'y ai pris un certain plaisir à m'amuser avec le fil de son ballon et puis elle m'a placé une corbeille à linge à l'entrée près de la fenêtre ouverte pour que je puisse prendre l'air. C'est quand même agréable de se retrouver le centre du monde mais ça a des limites tout de même. Quand j'allais dans la cour, l'attention était portée sur Voltaire ( le pauvre est allé souvent se cacher). Dehors j'ai fait semblant de m'intéresser aux araignées dans leur toile quand Caramel me gardait sur ses genoux. Avec Mamorue elles se sont dit que je pouvais aller chasser ces grosses bêtes. Caramel me laisse aller et là je file droit à côté, renifler les morceaux de troncs de bouleaux, croquer les feuilles d'hortensias, j'ai même grimpé sur la glycine! bref tout sauf ce qui était prévu... J'ai même sauté sur un gros scarabé mais Caramel est arrivée et l'a sauvé en me reprenant à bras. Partie remise.
Et puis cette chaleur! Chopin, Voltaire et Marie m'ont joué un drôle de tour: ils m'ont donné chacun une puce... Celle de Voltaire était la plus discrète, elle est vite partie piquer Caramel et s'est sauvée sur le dos de Nos le chien chocolat. Celle de Chopin était active, à peine arrivée elle s'est mise à pondre des oeufs dans ma collerette. Quant à celle de Marie ce fut la plus vicieuse, entrée dans mon oreille elle n'a pas cessé de me déranger pendant tout le week end bien que Caramel m'ai peigné tout de suite. Aujourd'hui elle m'a mis de l'anti puce en me chantant une de nos chansons et j'avoue que pour une fois je n'ai rien dit du tout. C'était pas marrant du tout leur histoire de marché aux puces je n'ai pas compris tout de suite ce à quoi ils faisaient allusion... ce sont de vrais gueux ces chats de campagne. Je m'en souviendrai ( surtout de Marie)...
Je me repose sur mon canapé dont je laisse à peine la place à Caramel des fois. Le soir maintenant elle est souvent sur internet alors je vais la chercher en me frottant sur sa main ou en m'étirant les deux pattes avant posées sur une de ses jambes. Ce matin je lui ai croqué le pied, ça faisait longtemps, j'ai bien aimé la réaction, elle peut être vive des fois!
J'ai repris mon train train de Lens; bientôt la visite annuelle chez le véto... puis d'autres vacances pour Caramel qui va encore me laisser en pension chez Mamorue. ( encore une semaine de Naine en perspective). Je reprends donc des forces!


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