Lettre d'Ondine à Bouddha
Chez Mamorue le 17 février 2007
Salut mon Bouddhi-Bouddha!
Comment vas-tu? Moi c'est aujourd'hui que les vacances se terminent et que je vais revoir ma Maman. Je me suis super bien habituée à ta maison secondaire qui est vraiment très très chouette. Je vais essayer de te raconter.
D'abord j'ai bien griffé les chaises c'est bien plus drôle que de faire ses griffes sur le misérable morceau de bois en véritable saule pleureur (je trouve qu'il est bien assez triste pour qu'en plus j'aille lui faire mal en faisant mes griffes dessus, prends en de la graine). Je n'ai pas non plus abîmé l'emballage de ton cadeau d'arbre à chat. J' ai fait de la varape dans les rideaux en faisant peur à Mamorue en plus, fallait voir la tête quand elle s'en est apperçue. Elle me traîte de chiffon. Je suppose que ça veut dire peste. Ça me va. Qui a dit que le Ragdoll était une chiffe molle sans caractère? Je suis aussi vive que l'éclair et sans vouloir te vexer mon cher frère beaucoup plus vive que toi aussi. Chacun son caractère.
J'ai aussi beaucoup parlé avec Chopin, j'ai essayé de faire amie ami avec lui, d'abolir les barrières de la race entre nous, j'ai fait semblant de m'intéresser à sa musique et je crois que c'est ça qui lui a pas plu. Il m'a traîté de yeti femelle et m'a gifflé sans trop de force mais quand même. Du coup je me suis tourné vers les chiens, vu que Tatie nous disait toujours qu'ils étaient meilleurs que les autres chats. J'ai voulu m'amuser avec le grand marron, Nos. Je lui ai fait une grimace, suivie d'une insulte bien sentie pour qu'il ai envie de me pourchasser pour qu'on rigole un coup. Il n'a rien compris cet imbécile, enfin si. Il m'a pourchassé certes, j'ai trouvé refuge en haut du canapé et j'ai commencé à lui expliquer que c'était pour de faux, un jeu de chat quoi. Il a voulu m'étriper. C'est alors que j'ai du cracher, me mettre très en colère pour alerter Mamorue qu'elle reprenne son molosse à la noix qui fait le fier devant une pauvre petite chatte perdue et sans véritable défense. j'ai adoré le regarder se faire punir à travers la vitre. Je n'aurai pas osé le faire avec A son frère, car tu avais raison, lui n'est pas bête et ne nous aime pas du tout.
Je me suis aussi amusée à grimper sur les vieux meubles, chercher une décoration récemment offerte composée de mousse et d'oiseaux, assez bien imités en mousse aussi. J'ai tout décortiqué patiemment en dessous du meuble...
J'ai aussi avec plaisir eu le droit d'aller fermer les volets dans les bras de Mamorue chaque soir, recouverte d'une petite jacquette blanche, assortie à mon poil, pour ne pas que je prenne froid. J'ai pu voir de plus près ces oiseaux (mésanges, moineaux et autres passereaux) qui me font tant envie à travers la fenêtre je fais des "castagnettes" comme dit Mamorue (je miaule étrangement en les regardant, un miaulement saccadé et très rapide).
J'ai aussi dormi sur une chaise bien capitonnée dans la chambre de la grand mère en faisant bien attention qu'elle ne me touche pas. De toute façon avec sa maladie, elle ne se souvient même pas que j'existe. Il y a une petite fenêtre dans le fond de la chambre, Mamorue l'a bien dégagée ça devrait te plaire, bien que je sache que tu n'aimes pas trop t'y rendre tout seul pour de longs moments. Tu as tort car le point de vue est imprenable. Mais bon, je comprends que tu préfères la compagnie des autres humains et de ta chère Caramel.
Voltaire ne m'a jamais approché, il a peur de moi. Bien entendu j'ai aussi arraché du papier peint.Ça s'est plus fort que nous de toute façon on ne nous en veut même plus maintenant, ils prennent ça pour de la fatalité.
J'ai dormi la nuit un peu avec Uncle Bear quand il n'était pas trop agité avec sa varicelle sinon dans le fauteuil à côté de Mamorue à surveiller son sommeil, et surtout à la réveiller à sept heures tapantes. Mamorue va conseiller à MamaYeti de garder la porte ouverte de la chambre pour que je puisse y aller même la nuit. Je promets d'être discrète. J'ai tellement besoin de voir que je ne suis pas seule. Il faudra faire attention aussi aux fenêtres, j'ai tellement soif d'air frais, comme toi mon cher frère. Par moment notre fratrie me manque et toutes ces bêtises que nous faisions.
C'est pas le moment d'avoir le blues, je vais revoir ma Maman. J'ai pris du plaisir pendant ces vacances, j'ai pris du poids, je suis maintenant très très belle, mon pelage a foncé, j'ai mangé les croquettes d'adulte, du pâté, du thon... Les vacances de rêves qui auraient été meilleures encore avec MamaYeti mais bon, je suppose que ce ne serait plus des vacances sinon.
Je vais te laisser, je te promets de belles représailles chez moi une fois rentrée en banlieue, je vais lui faire la fête pour qu'elle mesure le manque que j'ai eu d'elle!!! Bientôt ce sera ton tour, réfléchi bien à ce que tu pourras lui faire voir aussi....
Je t'embrasse très fort, de gros ronrons, de gros léchages d'oreilles et d'yeux.
Ta soeur qui t'aime
ONDINE.
P.S. : à ma grande honte Mamorue m'a trouvé et tué une puce alors fait gaffe. (et t'inquiète pas, elle t'aime encore!).


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